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Présence d'isotopes issus de produits de fission dans l'atmosphère

Iode 131


L’iode 131, noté 131I, est l'isotope de l'iode

Ce produit radiotoxique constitue un risque important de contamination environnementale en cas d'explosion nucléaire ou d'accident nucléaire grave. 

C'est en effet l'un des premiers et des principaux radionucléides émis lors des accidents nucléaires graves (entraînant la fusion de combustible), comme lors de la catastrophe de Tchernobyl ou de la catastrophe de Fukushima


C'est un produit de fission des réacteurs nucléaires où il représente près de 3 % des produits de fission de l'uranium.

La demie vie de l'iode 131 étant de 8, jours, et considérant l’innocuité de l'isotope au terme d'une dizaine de périodes, les effets de ce dernier sont donc presque nuls sous 3 mois.

En février 2017, l'IRSN publiait un article sur la présence d'iode 131 dans l'atmosphère.

Cependant, doit-on parler d'un accident en tant que tel? Rien ne laisse supposer qu'un accident ai eu lieu, en tous cas, aucune information à ce sujet.

Sources :

http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20170213_Detection-iode-radioactif-en-Europe-durant-le-mois-de-janvier-2017.aspx#.WKv4fW_hC00

http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20170213_Detection-iode-radioactif-en-Europe-durant-le-mois-de-janvier-2017.aspx#.WNdu7_nyjIV

http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN-NI-Detection-Iode-131-30112011.pdf

http://www.irsn.fr/FR/professionnels_sante/documentation/Documents/IRSN-fiche_iode131.pdf

http://lesmoutonsenrages.fr/2017/02/21/mystere-nucleaire-des-pointes-de-rayonnement-diode-131-detectees-dans-de-nombreux-pays/

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/19/des-traces-d-iode-radioactif-detectees-dans-l-air-ambiant-en-europe_5082065_3244.html

http://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/des-traces-d-iode-radioactive-detectees-dans-l-air-en-france-et-en-europe_2064153.html

https://francais.rt.com/international/28033-norvege-fuite-reacteur-nucleaire

http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2017/03/norvege-une-centrale-nucleaire-a-fuite-et-pas-qu-un-peu.html

https://www.alternativesante.fr/nucleaire/halden-l-accident-qu-on-nous-cache

https://translate.google.com/translate?depth=1&hl=fr&rurl=translate.google.com&sl=auto&sp=nmt4&tl=fr&u=http://www.euronews.com/video/2016/10/25/radioactive-leak-at-norway-nuclear-facility




Ruthénium 106


Sources :

https://blogs.mediapart.fr/association-criirad/blog/051017/ruthenium-106-dans-l-atmosphere-en-europe-il-faut-en-determiner-l-origine


http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20171004_Detection-ruthenium-106-en-europe.aspx#.Wf4wYmjWzIV

Nucléaire : La politique du mensonge ? - Spécial Investigation du lundi 4 mai à 22h50

Le documentaire diffusé sur Canal+, tout comme la presse écrite, présente des erreurs.

D'abord, et dès la première minute, quand 2 accidents majeurs sont cités. Celui du 17/10/1969 et celui du 13/03/1980. Ces événements sont classés, pour le second du moins (nous verrons plus loin pour le premier), au niveau 4 de l'échelle INES. Ce niveau correspond à un accident, l'accident majeur étant le niveau 7 de l'échelle INES, comme le montre le schéma à la dixième minute du documentaire.

A la 10ième minute ensuite, ou l'on parle du classement au niveau 4 de l'accident de 1969. L'IRSN faisait apparaître cet accident dans une de leur représentation de l'échelle INES. Après échange avec l'IRSN, il s'avère en définitif que l'événement de 1969 sur la première unité UNGG n'est pas classé par les Autorités de Sûreté Nucléaire.

Vers la 16ième minute du documentaire, le rapport confidentiel évoque des rejets de radioéléments émetteur alpha. Contrairement à ce que le journaliste prétend, le plutonium n'est pas seul émetteur alpha. EDF à émis une plaquette explicative sur le risque alpha. Le rejet de plutonium dans la Loire, évoqué avant la 17ième minute à été identifié lors d'une étude faite en 1980 par l'Institut de biogéochimie marine de l'Ecole Normale Supérieure de Montrouge (Hauts-de-Seine) sur les problèmes de polluants dans les sédiments, menée sur la Loire fluviale, de Saint-Laurent-des-Eaux jusqu'à l'estuaire. Cet article du blog en fait le détail.

Passons sur les problématiques de déchets, stockage, fuites ou relâchements, recyclage, etc. qui ne sont pas d'un premier attrait sur ce blog.

Ce qui nous emmène aux alentours de la 45ième minute du documentaire ou le journaliste avance le défaut d'entretien du parc nucléaire. Comment annoncer cela au regard de la réglementation et de la législation toujours plus pointues et profondes dont la filière nucléaire doit s'acquitter, et toujours sous l’œil vigilent de l'ASN? Nous avons, nous la France, une réglementation et une législation qui évoluent dans le temps, grâce notamment au retour d'expérience au niveau mondial, alors même que d'autres pays poursuivent l'exploitation de réacteurs bien plus âgés et dont la réglementation et la législation restent elles basée sur ... la conception de l'époque! sic

Mais de façon générale, à bien y regarder au cours du documentaire, je m'étonne de voir que les prélèvements, qui sont faits par des organismes voulant démontrer la présence et la nocivité de radioéléments induits dans le milieu naturel par l'exploitation de la filière nucléaire, soient faits sans mesures particulières de protection. Pas de gants, Pas de sur-bottes... Certainement parce que les mesures démontrent justement que les taux en présence ne nécessitent pas à se protéger.

Illusions abandonnées en conclusion d'un documentaire de 52min. exclusivement à charge...

Face aux diverses réactions, l'IRSN publie une note d'information sur les accidents ayant affecté les réacteurs UNGG de St Laurent-des-Eaux en 1969 et 1980.

Enfin, on apprend en juillet 2015 que, suite à la diffusion du reportage le 4 mai 2015, l'association l'Observatoire du nucléaire porte plainte contre l'exploitant EDF et Marcel Boiteux.

Quant aux interrogations de l'article d’Arrêts sur image, je me permets juste de dire que les rejets étaient connus, et si j'ai pu en parler dans l'article "Histoire de rejets" c'est que l'information était disponible. 

"Les mensonges du nucléaire français" Article du Monde du 04/05/2015

Je vous laisse le soin de découvrir le contenu de cet article.
Désinformation! Un papier somme toute mal ficelé, rédigé avant la diffusion sur C+, qui me semble jeter une fois de plus du discrédit à la filière.

Je m'en explique.
Premièrement, la photo qui figure sur l'article du Monde au travers des réseaux sociaux (lien) n'est pas celle de St Laurent facilement reconnaissable à la forme particulière de ses aéroréfrigérants, mais une vue du Site du Tricastin avec, au second plan, l'usine d'enrichissement ; même pas une centrale nucléaire comme présentée.



Ensuite, parce que sur le site de St Laurent, il y a deux technologies, 2 réacteurs REP (au premier plan, près des aéroréfrigérants) en exploitation et 2 anciens UNGG (au second plan, sur la droite) à l'arrêt définitif et en cours de démantèlement. Ce sont ces derniers qui ont connus des "désagréments". Il faut le préciser, c'est important. Mais là rien! Tout diffère : les technologies, la conduite des installations, la réglementation, etc.
Enfin, les accidents de 1969 et 1980 sont connus, celui de 1980 est répertorié au niveau 4 de l'échelle INES. Le premier accident figurait au même niveau de la même échelle, mais suite à un échange avec l'IRSN, l'échelle INES à été mise à jour, ne laissant trace que du second accident de 1980. Quant à la présence de plutonium, elle fut révélée au cours d'une étude sur la Loire faite en 1980 par l'Institut de biogéochimie marine de l'Ecole Normale Supérieure de Montrouge (Hauts-de-Seine) sur les problèmes de polluants dans les sédiments, menée sur la Loire fluviale, de Saint-Laurent-des-Eaux jusqu'à l'estuaire.


Gageons que le journaliste s’investira la prochaine fois à investiguer plus avant avant toute diffusion sur un sujet sensible qu'est le nucléaire.

Face aux diverses réactions, l'IRSN publie une note d'information sur les accidents ayant affecté les réacteurs UNGG de St Laurent-des-Eaux en 1969 et 1980.

Centrales nucléaires francaises et risque sismique

Nous avons évoqué, concernant les centrales nippones, le risque associé séisme/tsunami du fait le leur présence sur les cotes du Japon et du fait de la cartographie de l’île et de sa position au point de rupture de 3 grandes plaques tectoniques (voir article).

Le Japon n'est pas seul face au risque sismique. Bien d'autres pays y sont sujets, la France, les USA, etc.

Pour la France, l'IRSN à publié en 2011 cette cartographie sismique.


Superposons-y maintenant l'implantation des centrales nucléaires en exploitation en France à la même date et nous obtenons cette carte :





Nous pouvons donc voir qu'aucune de nos centrales n'est exposé au-delà d'un risque sismique modéré. 

Les zones d'aléa sismique plus élevé sont les régions montagneuses où l'implantation de centrales nucléaires n'est pas rendu possible du fait du relief, du risque sismique et très certainement de l'absence de cours d'eau au débit suffisant comme source froide, élément primordial au fonctionnement.

Cependant, et bien que l'aléa sismique soit faible, la centrale de Civaux a connu un séisme de magnitude 3.1 le 9 septembre 2013Le site de Chinon avait lui connu un séisme de magnitude 4.1 le 5 novembre 2006. Les sites n'ont pas été affectés par ces séismes. En effet, ils sont dimensionnés pour résister à un séisme supérieur au plus fort séisme historiquement connu dans la région.

Nous pourrons également retenir le séisme de magnitude 4.4 du 22 mai 2015 au large de la centrale de Gravelines sans atteinte pour les installations. De niveau VII sur l'échelle de Mercalli (magnitude 5.7 à 5.8 estimée), le séisme du 06/04/1580 à été pris en compte dans le dimensionnement de la centrale nucléaire qui peut résister à un séisme de magnitude 6.5. Notons enfin que, son épicentre placé sous la mer, dans la partie anglaise du pas de Calais, est localisé au même endroit que le dernier séisme survenu le 22/05/2015, au large de Douvres.

Histoires de rejets

Dans son numéro 24 de février 2015, le magazine Repères de l'IRSN traite de la santé radiologique de nos cours d'eau.

C'est en effet lors d'une étude sur les polluants chimiques présents dans les sédiments de La Seine que les experts de l'IRSN ont isolés la présence de plutonium. Cependant, ni les essais nucléaire atmosphériques des années 1950-60, ni la catastrophe de Tchernobyl ne sont impliqués dans la présence de cet isotope dans les sédiments de La Seine. 

La présence de plutonium 238 aurait donc une origine industrielle et serait due, après recherches, à un déversement accidentel du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) survenu en 1975 lors de recherches sur les procédés de retraitement et de séparation des transuraniens (famille d'éléments lourds dont le plutonium fait partie), sur le site de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Une autre source de contamination datant de 1961, dont l'origine reste inconnue, fait également surface dans un article du 20 juin 2014 du site de l'Usine Nouvelle ou 18 juin de la même année sur le site Challenges.

Malgré tout, la présence de cet isotope dans le milieu naturel peut avoir d'autres origines. L'une d'entre elles, peut être un accident nucléaire.

Ainsi une étude faite en 1980 par l'Institut de biogéochimie marine de l'Ecole Normale Supérieure de Montrouge (Hauts-de-Seine) sur les problèmes de polluants dans les sédiments, menée sur la Loire fluviale, de Saint-Laurent-des-Eaux jusqu'à l'estuaire, a mis en exergue la présence de plutonium. 


Cette étude oppose à la quasi absence de plutonium en amont de St Laurent, un taux de plutonium multiplié par dix à son aval et allant en décroissant lentement jusqu'à l'estuaire de La Loire. Présence de plutonium qui serait dès lors imputable à l'un ou l'autre des 2 accidents répertoriés sur la filière UNGG du site de St Laurent. Une affaire (partiellement ) relevée dans une enquête diffusée par Canal+ le 04/05/2015, et relayée par Le Monde dans son article du 04/05/5015.

Les seules traces relevées jusque là correspondent aux retombées d'explosions nucléaires effectuées dans l'atmosphère. Il y a en fait deux sortes de plutonium car celui d'une centrale a une composition très différenciée au plan isotopique par rapport à celui généré par une bombe atomique.

En septembre 1999, une cartographie aérienne du site de St Laurent été réalisée par Hélinuc, hélicoptère intervenant dans le cadre des activités du Groupe INTRA, basé à Chinon. On y voit les différents taux de Césium 137 (137Cs) sur le site et son environnement proche.

Face aux diverses réactions suite à la parution de l'article du Monde du 04/05/2015, et la diffusion sur Canal+ du documentaire Spécial Investigation, l'IRSN publie une note d'information sur les accidents ayant affecté les réacteurs UNGG de St Laurent-des-Eaux en 1969 et 1980.

Enfin, on apprend en juillet 2015 que, suite à la diffusion du reportage "Nucléaire ; La politique du mensonge?" le 4 mai 2015, l'association l'Observatoire du nucléaire porte plainte contre l'exploitant EDF et Marcel Boiteux.

L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)

L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), créé par la loi n°2001-398 du 09/05/2001 et dont les missions et l’organisation ont été précisées par le décret n°2002-254 du 22 février 2002, est un établissement public industriel et commercial (EPIC), placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de la Défense, de l'Environnement, de l'Industrie, de la Recherche et de la Santé. Il rassemble plus de 1 500 spécialistes : ingénieurs, chercheurs, médecins, agronomes, vétérinaires et techniciens, experts compétents en sûreté nucléaire et en radioprotection, ainsi que dans le domaine du contrôle des matières nucléaires et sensibles.